L'orthodontie est l'une des spécialités médicales les plus rémunératrices de France. Pourtant, derrière des revenus souvent impressionnants se cachent de fortes disparités selon le statut, la région, l'expérience et l'organisation du cabinet. Combien gagne vraiment un orthodontiste en 2026 ? Quelle différence entre libéral, salarié et hospitalier ? Et comment ces revenus évoluent-ils au fil de la carrière ? Retrouvez dans ce guide tous les chiffres à connaître pour consulter les salaires par métiers en France et situer cette profession dans le paysage des rémunérations médicales.
Le salaire moyen d'un orthodontiste en France se situe autour de 120 000 € bruts par an, soit environ 6 000 à 9 000 € nets par mois. Les écarts sont considérables selon le mode d'exercice et la localisation.
L'orthodontiste est un chirurgien-dentiste spécialisé dans le diagnostic, la prévention et le traitement des anomalies de positionnement des dents et des mâchoires. Il corrige les malocclusions et les malpositions dentaires grâce à des appareils fixes (bagues) ou amovibles (gouttières, aligneurs invisibles), en suivant ses patients sur une durée de 1 à 3 ans en moyenne.
Sa patientèle est majoritairement composée d'enfants et d'adolescents, mais la part des adultes en traitement orthodontique augmente chaque année, portée par le développement des aligneurs transparents et l'essor de l'orthodontie esthétique.
L'orthodontiste exerce principalement en cabinet libéral, parfois en centre de santé dentaire, et plus rarement à l'hôpital public. Il collabore régulièrement avec des chirurgiens maxillo-faciaux, des pédodontistes et des médecins ORL pour les cas complexes.
Le mode d'exercice est le facteur le plus déterminant dans la rémunération d'un orthodontiste. Les écarts entre statuts sont considérables.
L'exercice libéral est le plus rémunérateur mais aussi le plus exposé aux variations. En libéral, l'orthodontiste ne perçoit pas un "salaire" au sens strict mais un revenu professionnel net après déduction de l'ensemble de ses charges.
Un orthodontiste libéral génère en moyenne un chiffre d'affaires mensuel de 22 000 € bruts. Une fois les charges déduites (cotisations sociales URSSAF et CARCDSF : environ 25 %, frais de cabinet loyer/matériel/personnel : environ 30 %), le revenu net avoisine 9 000 € par mois pour un cabinet correctement organisé.
Pour les praticiens bien installés dans des zones à forte demande, les revenus peuvent atteindre 15 000 à 20 000 € nets mensuels, voire davantage dans les très gros cabinets ou chez les spécialistes de l'orthodontie numérique et des aligneurs invisibles.
En libéral, deux modes d'exercice coexistent :
Un orthodontiste salarié perçoit un revenu fixe, souvent compris entre 3 500 et 6 000 € bruts par mois, selon la structure (clinique privée, centre dentaire, groupe de santé). Il bénéficie des avantages du salariat : sécurité de l'emploi, couverture sociale, congés payés, absence de gestion administrative. En contrepartie, sa rémunération est plafonnée et il dispose de moins de liberté sur sa pratique et ses tarifs.
En début de carrière, un orthodontiste salarié ou assistant gagne généralement entre 3 800 et 4 500 € nets par mois. De nombreux jeunes praticiens choisissent cette voie à la sortie de l'internat avant de s'installer en libéral.
Les postes en orthodontie dans la fonction publique hospitalière (CHU, hôpitaux publics) sont rares en France et la rémunération est encadrée par la grille indiciaire de la fonction publique. Les revenus bruts varient de 2 000 à 3 100 € par mois, avec une progression lente liée à l'ancienneté. Ce statut offre une grande sécurité de l'emploi et la possibilité de combiner activité clinique, enseignement et recherche, mais reste nettement moins rémunérateur que le libéral.
| Statut | Revenu mensuel |
|---|---|
| Interne en orthodontie (formation) | 1 392 à 2 137 € bruts |
| Débutant (salarié / assistant) | 3 800 à 4 500 € nets |
| Salarié en clinique ou centre | 3 500 à 6 000 € bruts |
| Hospitalier (praticien temps plein) | 4 500 à 7 000 € bruts (primes incluses) |
| Libéral installé (moyenne) | 8 500 à 10 000 € nets |
| Libéral expérimenté (grande ville) | 12 000 à 20 000 € nets |
| Libéral top de gamme | Jusqu'à 30 000 € nets |
L'expérience joue un rôle déterminant dans l'évolution des revenus, surtout en libéral où la fidélisation de la patientèle et la réputation du cabinet s'accumulent avec les années.
La progression n'est pas linéaire comme dans une grille salariale classique : elle dépend de la stratégie d'installation, de l'investissement dans les technologies (orthodontie numérique, aligneurs) et de la capacité à gérer les charges.
La localisation est le deuxième facteur de variation des revenus, après le statut. Les écarts régionaux sont significatifs et reflètent la densité de la patientèle, la concurrence locale et le niveau de vie.
| Région | Salaire mensuel brut moyen |
|---|---|
| Bourgogne-Franche-Comté | ~16 000 € (dont Besançon : 16 100 €) |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | ~12 300 € (Cannes : 16 000 €, Nice : 14 500 €) |
| Île-de-France | ~12 000 € |
| Pays de la Loire | ~11 850 € |
| Centre-Val de Loire | ~11 400 € |
| Grand Est | ~11 000 € |
| Hauts-de-France | ~11 200 € |
| Auvergne-Rhône-Alpes | ~10 800 € |
Les grandes agglomérations offrent un potentiel de revenus nettement supérieur grâce à une patientèle nombreuse. L'Île-de-France et PACA restent très rentables mais plus concurrentielles. À l'inverse, certaines régions moins peuplées comme la Bourgogne-Franche-Comté combinent une forte demande et une faible concurrence, ce qui peut se révéler particulièrement avantageux pour les praticiens qui s'y installent.
En zone rurale, les revenus tournent autour de 4 500 à 6 500 € bruts mensuels, avec une patientèle plus réduite et des tarifs généralement plus bas.
L'un des pièges les plus fréquents est de confondre chiffre d'affaires et revenu réel. En libéral, les prélèvements obligatoires représentent 50 à 60 % du chiffre d'affaires brut. Un orthodontiste libéral conserve en moyenne 60 à 65 % de son revenu brut après charges.
Les principales charges d'un cabinet d'orthodontie :
Exemple concret : avec un chiffre d'affaires mensuel de 22 000 € bruts, le revenu net avant impôt sur le revenu se situe autour de 9 000 à 13 000 € selon l'organisation du cabinet et la zone géographique.
À cela s'ajoute le coût d'installation, qui représente un investissement initial lourd : local et travaux (150 000 à 400 000 €), équipements fauteuils et imagerie (150 000 à 300 000 €), informatique et logiciels (20 000 à 50 000 €). La mise de départ s'élève souvent entre 300 000 et 700 000 €, généralement financés à crédit.
L'orthodontiste gagne en moyenne plus qu'un chirurgien-dentiste généraliste. Le revenu moyen d'un dentiste généraliste tourne autour de 5 000 à 7 000 € bruts par mois, contre 6 000 à 10 000 € pour un orthodontiste. Cette différence s'explique par plusieurs facteurs : la rareté de la spécialité, un niveau de formation plus long (+3 ans), des honoraires libres non encadrés par les tarifs de la sécurité sociale, et un suivi de patientèle sur le long terme qui génère des revenus récurrents.
Parmi les spécialités dentaires, la chirurgie orale reste la mieux rémunérée (12 000 à 20 000 € nets/mois), suivie par l'orthodontie (10 000 à 18 000 € nets/mois) et l'implantologie.
Pour situer le salaire d'un orthodontiste dans le paysage des professions libérales et réglementées, quelques comparaisons sont utiles :
L'orthodontiste se situe donc clairement dans le haut du spectre des professions libérales réglementées, au niveau des spécialistes médicaux et chirurgicaux.
Devenir orthodontiste est l'un des parcours les plus exigeants du secteur médical français. Il faut compter 8 à 9 ans d'études après le baccalauréat.
À noter : la spécialisation orthodontie est l'une des plus sélectives de l'odontologie. Le nombre de places à l'internat est limité chaque année par les pouvoirs publics.
Au-delà du statut et de la région, plusieurs éléments influencent directement le niveau de revenus :
Les perspectives de revenus pour les orthodontistes restent favorables à moyen terme. La demande de soins orthodontiques augmente régulièrement, portée par plusieurs tendances :
Entre 2020 et 2025, les revenus des orthodontistes libéraux ont progressé d'environ 12 % en moyenne. Cette tendance devrait se poursuivre, avec une prime aux praticiens qui maîtrisent les outils numériques et les techniques différenciantes.
En parallèle, des professions aux revenus comparables mais aux trajectoires différentes peuvent intéresser les étudiants en quête de repères : un comptable expérimenté gagne entre 3 500 et 6 000 € nets/mois, un enseignant entre 2 200 et 4 500 € nets/mois selon le niveau, et une aide-soignante entre 1 700 et 2 200 € nets/mois. Ces comparaisons illustrent à quel point les 8 ans d'études en orthodontie représentent un investissement rentable sur le plan financier.
Quel est le salaire moyen d'un orthodontiste en France en 2026 ? Le salaire moyen se situe autour de 120 000 € bruts par an, soit 6 000 à 9 000 € nets par mois. Les fourchettes varient considérablement selon le statut : de 3 800 € nets/mois pour un débutant salarié à plus de 20 000 € nets/mois pour un libéral très expérimenté en grande ville.
Un orthodontiste gagne-t-il plus qu'un dentiste généraliste ? Oui. L'orthodontiste gagne en moyenne plus que le chirurgien-dentiste généraliste, dont les revenus tournent autour de 5 000 à 7 000 € bruts/mois. La rareté de la spécialité, les honoraires libres et le suivi long terme expliquent cet écart.
Combien gagne un orthodontiste libéral après charges ? En libéral, un praticien conserve en moyenne 60 à 65 % de son chiffre d'affaires brut après déduction des charges. Avec un CA mensuel de 22 000 € bruts, le revenu net avant impôt se situe entre 9 000 et 13 000 €.
Quelle région est la plus rémératrice pour un orthodontiste ? La Bourgogne-Franche-Comté affiche les salaires bruts les plus élevés (16 000 €/mois en moyenne), devant PACA (12 300 €) et l'Île-de-France (12 000 €). L'Auvergne-Rhône-Alpes est en bas du classement avec 10 800 €/mois.
Combien d'années d'études faut-il pour devenir orthodontiste ? Il faut compter 8 à 9 ans d'études : 6 ans pour le Diplôme d'État de chirurgien-dentiste, puis 3 ans d'internat spécialisé pour obtenir le Diplôme d'Études Spécialisées en Orthopédie Dento-Faciale (DESODF).
Peut-on atteindre 15 000 € nets par mois en orthodontie ? Oui, c'est un objectif réaliste pour un praticien libéral expérimenté, implanté dans une zone à forte demande, avec une offre diversifiée (aligneurs, orthodontie numérique) et un cabinet bien organisé. Les très gros cabinets dans les grandes métropoles peuvent dépasser ce seuil.
Le salaire d'un orthodontiste en France en 2026 est parmi les plus élevés des professions médicales et paramédicales. La médiane se situe autour de 9 000 € nets par mois en libéral, mais les écarts sont considérables selon le statut, la région et l'expérience. Si le parcours est long et exigeant, 8 à 9 ans d'études sélectives, il offre en contrepartie des perspectives de rémunération solides et une demande soutenue dans les années à venir. Pour optimiser ses revenus, les leviers sont clairs : choisir le libéral, s'installer dans une zone à forte demande, investir dans les technologies différenciantes et soigner la gestion du cabinet.
Sources : Ordre national des chirurgiens-dentistes, France Travail, données Indeed, Jobted, L'Étudiant.
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